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LUTTE AUX PLANTES EXOTIQUES ENVAHISSANTES 

Depuis quelques années le CBRB lutte contre les plantes exotiques envahissantes du parc linéaire, de façon ponctuelle, dans le cadre de l'entente pour l'entretien des sentiers.

Qu'est-ce qu'une espèce exotique envahissante ?

Il s'agit d'une espèce provenant d'un autre pays/continent, introduite accidentellement ou pour l'horticulture et qui croît bien dans son environnement d'accueil. En fait, elle croît tellement bien qu'elle envahit le territoire des espèces d'ici. Les espèces exotiques envahissantes (autant animales que végétales) seraient la 2e cause de perte de biodiversité au monde, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). 

Quelles sont les plantes exotiques envahissantes présentes dans le parc ?

Il y a 3 espèces de plantes exotiques envahissantes dans le parc linéaire de la rivière Beauport.

Il s'agit de : 

  • Nerprun cathartique (Nom latin : Rhamnus cathartica, sur la photo de gauche)

  • Renouée du Japon (Nom latin : Fallopia japonica, sur la photo du centre)

  • Roseau commun (Nom latin : Phragmites australis, sur la photo de droite)

Description du nerprun cathartique : 

Il s'agit d'un petit arbre/arbuste qui est originaire de l'Europe et d'Asie. Il aurait été introduit en 1880 en Amérique du Nord pour ses propriétés ornementales. Le caractère envahissant de cette espèce a été constaté depuis quelques années seulement, alors que l'agrile du Frêne force l'abattage de plusieurs grands arbres, produisant des éclaircies qui sont rapidement surchargées en jeunes nerprun. Cette espèce est l'une des premières à voir son feuillage verdir au printemps et elle est dans les dernières à conserver un feuillage vert foncé à l'automne. Cette caractéristique permet de faciliter sa détection et son identification, mais lui permet aussi de faire de la photosynthèse pendant une plus longue période de temps, ce qui lui assure une croissance rapide. En grandissant plus rapidement que les semis des arbres d'ici, ces derniers n'ont pas accès à la lumière du soleil et leur croissance reste limitée.

Pour reconnaître le nerprun cathartique, il faut observer ses feuilles qui ont une forme ovale, qui sont pointues à l'extrémité et qui ont des bordures légèrement dentelées. Les nervures secondaires partent de la nervure centrale et se recourbent vers le sommet de la feuille. Les feuilles ont une longueur d'environ 6 cm. On peut aussi reconnaître cette espèce de nerprun par ses fruits rassemblés en grappe, de la taille de petits pois et d'une couleur verte pendant l'été, alors qu'ils ne sont pas encore mûrs. Les fruits deviennent presque noirs à la fin de l'été et en automne. Il est fortement DÉCONSEILLÉ de consommer les fruits, puisqu'ils ont des propriétés laxatives très puissantes. Seuls les étourneaux sansonnets mangent les fruits et contribuent à la propagation de l'espèce. 

Comment luttons-nous contre le nerprun ?

Les principales méthodes de lutte sont : 

- L'arrachage des plants de petits diamètres, incluant le système racinaire ;

- La coupe des plants de plus gros diamètre combinée au : 

     1) Désouchage ;

     2) Recouvrement de la souche (par une bâche, des feuilles de bardeaux d'asphalte, du paillis, etc.) ;

     3) Badigeonnage à l'herbicide ;

- L'arrosage foliaire à l'herbicide ;

- Etc. 

Pour plus d'information ou pour voir des images plus détaillées du nerprun cathartique, vous pouvez consulter les sites web suivant : 

- Herbier du Québec : http://herbierduquebec.gouv.qc.ca/plante/nerprun-cathartique

- Arbres Canada : https://arbrescanada.ca/ressources/destructeurs-arbres/nerprun-cathartique/

Description de la renouée du Japon : 

La renouée du Japon est une plante herbacée et vivace qui peut atteindre jusqu'à 3 mètres de hauteur au cours d'une saison. Elle provient des pays comme le Japon, la Corée, la Chine et Taiwan, en Asie de l'Est. Dans ces pays, la renouée japonaise est considérée comme rare. Elle a été introduite pour ses propriétés ornementales au cours du 19e siècle. Cette plante est très envahissante sur ses terres d'accueil, alors qu'une colonie peut croître à partir d'un petit fragment (tige, feuille, racine) laissé au sol. De plus, son mode de reproduction végétatif est efficace, puisque les rhizomes peuvent atteindre 2 mètres de profondeur dans le sol et s'étendre latéralement sur plus de 7 mètres. Ce grand système racinaire cause plusieurs ennuis puisqu'il peut endommager des infrastructures souterraines et parce qu'en bande riveraine, les racines ne maintiennent pas aussi bien le sol que nos espèces indigènes. Cela favorise l'érosion des berges et la propagation de la renouée du Japon par les cours d'eau. On retrouve des colonies de renouée japonaise principalement en bordure des routes, en bordure des fossés ou des cours d'eau et dans des éclaircies forestières. Toutefois, nous avons aussi une colonie dans le parc de la rivière Beauport qui pousse sous un couvert forestier. 

Il est facile de reconnaître la renouée du Japon. Elle est caractérisée par sa tige creuse, comme un bambou et par ses feuilles alternes qui donnent une forme de zigzag à la tige. Les feuilles sont ovales à triangulaires et sont assez grandes. Elles mesurent de 10 à 17 cm de longueur et de 7 à 10 cm de largeur. À la fin de l'été, la renouée du Japon forme des grappes de petites fleurs blanches. Fait intéressant : les jeunes pousses de renouée du Japon sont comestibles ! Il est possible de l'apprêter de la même façon que des asperges. 

Comment luttons-nous contre la renouée ?

Les principales méthodes de lutte sont : 

- La coupe répétée et fréquente des plants (sous le premier nœud de la tige), pendant au moins 5 ans ; 

- L'arrachage des plants de façon répétée, combinée au : 

     1) Déblaiement du sol (et des racines) et au remblaiement par un sol non-contaminée ;

     2) Bâchage, pendant au moins 5 ans ;

- L'arrosage foliaire à l'herbicide ;

- La plantation d'espèces à croissance rapide et compétitrice, suite aux opérations précédentes ;

- Etc.

* Il est très important de jeter les plants de renouées qui sont arrachés ou coupés aux ordures et de ne laisser aucun résidu.  

Pour plus d'informations, vous pouvez visiter le lien suivant : 

- Ville de Québec : https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/propriete/plantes_nuisibles/renouee.aspx

Description du roseau commun : 

Le roseau commun est aussi une espèce herbacée et vivace. Cette espèce a un caractère très envahissant ! On la retrouve sur les bords d'autoroute, dans les fossés et même dans les milieux humides. Elle peut supporter les sols humides (que ce soit de l'eau douce, saumâtre ou salée) et les sols secs. Elle est donc une problématique aussi pour le milieu agricole. Cette variété de roseau commun (la variété Australis) provient d'Eurasie et aurait été introduite peu avant 1916 où l'espèce a été détecté pour la première fois, en Chaudière-Appalaches. Par contre, ce n'est qu'à partir des années 60 que le roseau commun est devenu plus envahissant, coïncidant avec le développement des autoroutes. La problématique liée à cet envahissement est que les colonies sont si denses qu'il y a seulement de l'espace pour les grands arbres déjà existants, les autres espèces plus petites n'ont plus accès à la lumière. Le roseau compétitionne aussi avec la quenouille, ce qui peut nuire à la qualité de l'eau puisque les quenouilles captent mieux les polluants dans l'eau de ruissellement que le roseau commun. 

 

Le roseau commun peut être identifié en observant le panicule (petit plumeau au bout de la tige) qui est bien fournit. De plus, les colonies de cette plante sont très denses, alors que les espèces de roseaux indigènes forment des petites colonies beaucoup moins denses. Un autre trait distinctif est que le roseau envahissant a des petits poils blancs à la base de ses feuilles sur la tige. 

Comment luttons-nous contre le roseau commun ?

Les principales méthodes de lutte sont : 

- La coupe répétée et fréquente des plants, pendant plusieurs années (cette méthode demande beaucoup d'effort et n'a pas montré de résultats concluants) ; 

- L'arrachage ou la coupe des plants de façon répétée, combinée au : 

     1) Bâchage et à une plantation ;

- La plantation d'espèces à croissance rapide et compétitrice, suite aux opérations précédentes ;

- Etc.

Pour plus d'informations, vous pouvez visiter les liens suivants : 

- Le jardinier paresseux : https://jardinierparesseux.com/tag/roseau-commun/

- Naturaliste Canadien : https://www.phragmites.crad.ulaval.ca/files/phragmites/Lavoie_Nat.Can_.pdf